ORIGIN 
Piégés 
  
  

Staring:

Scott Speedman… Morgan

Heath Ledger… Gabe

Patrick Stewart… Fergus

Forbes March… Garret

Jennifer Garner… Eleanor

Elisha Cuthbert… Holly

 

Avec:

Viggo Mortensen... Capitaine Patterson

Vincent Ventresca… Lieutenant Boyle

Jason Wiles… Sergent Erickson

Shawn Ashmore… Ronan

Taye Diggs… Abrahams

Andrea Parker… La voix mystérieuse

 

Guest:  

Kate Beckinsale… Kirsten

Mischa Barton... Meredith

Perter Wingfield... Sanders

Adam Brody... Shiller

 

 


Dans les épisodes précédents :

Assis derrière son secrétaire, Ira leur faisait face.

Mes chers fils .[…] Contrairement à ce que je vous ai toujours dis, votre mère n'est pas morte suite à ta naissance, Gabe. […] Elle était extraordinaire… […] Comme tous ceux de sa race, elle possédait des capacités physiques et psychiques inimaginables, innées quand on naît Atlante.

La stupéfaction et l'incrédulité se lisaient dans les regards de Morgan et Gabriel. […] Morgan se leva soudain et fit les quatre cent pas le long du canapé […]

« - Dites-moi que c'est une ignoble farce ! Comment… Enfin, ce n'est pas possible ! […] »

Fergus se dirigea vers le tableau expressionniste accroché au-dessus de la cheminée et le retira. Derrière, se trouvait un coffre-fort dont les deux frères ignoraient l'existence. Il l'ouvrit et en sortit un rouleau qu'il remit entre les mains de Morgan.

« - Seigneur ! – Il s'agissait d'un vieux parchemin recouvert de pictogrammes inconnus.

-  Vous n'avez jamais vu de tels symboles, n'est-ce pas ? […]

- Où avez-vous eu ça ?

-  C'est votre père qui l'a dérobé à Pandora. »

 

Derrière le seuil d'entrée, un homme, dos au couloir, tenait fermement un combiné de téléphone contre son oreille. […]

« Oui ! Ici Morgan Oswald. J'essaie de joindre le Professeur Covington depuis près d'une heure ! Et vos collègues ne font que me renvoyer d'un service à l'autre, encore et encore et encore… Est-ce que quelqu'un sait où il se trouve dans cette foutue baraque !! … … … … Bien, pourriez vous lui laisser un message ? – C'était plus un ordre qu'une demande, mais Morgan en avait plus qu'assez. - ... Qu'il me rappelle dès qu'il le pourra au 222 356 – 8745. … … C'est ça. Morgan Oswald. Le docteur Oswald. Merci. » […]

Il reporta toute son attention sur le parchemin. Jusqu'ici, à part une vulgaire ressemblance de certains symboles avec le sumérien, il n'avait guère avancé. Tous les ouvrages qu'il avait lus ou les recherches qu'il avait entreprises n'avaient mené à rien.

 

--------------------------------------------------------

 

Déjà Holly s'éloignait au pas de course. Gabe la regarda disparaître puis il prit le chemin opposé. C'est alors qu'un bras se glissa sous le sien. Une fille d'à peu près son âge, blonde, les cheveux parfaitement lissés, le regardait en souriant :

« - Tu es Gabriel Oswald n'est-ce pas ?

- Oui…

- Je me présente. Meredith Brooks. […] Tu devrais fuir Holly Jude comme la peste ! – Gabe retira aussitôt son bras de l'emprise de cette fille.

- De quoi je me mêle !

- Je ne dis ça que pour ton bien. Jude est un danger ambulant ! Elle a frappé un mec parce qu'il avait eu le malheur de se trouver sur sa route ! Et ce n'est pas la première fois ! Elle est cinglée je te dis ! […]

- Tes conseils tu peux te les garder ! Holly est une fille tout à fait normale ! Jusqu'ici, la seule cinglée que j'ai rencontré, c'est toi ! »

 

A l'abri des rayons du soleil, sous l'ombre d'un arbre, un groupe d'étudiants bavardait gaiement. Le fringuant jeune homme qui se tenait debout au milieu des autres imitait l'un de ses professeurs de manière grotesque. Tous rirent de bon cœur à ses pitreries, y compris la jolie blonde au sourire d'ange dont il ne pouvait détacher le regard. Son expression se changea en mécontentement à l'arrivée de cet espèce de dandy qu'elle leur avait présenté la veille. […]

« - Il est bizarre ce mec. – Fit Ronan le regard braqué sur la silhouette de Gabriel qui disparaissait au loin.

- … …

- Holly ?

- … Hein ?… Euh… Tu disais ?

- Rien… Laisses tomber. »

Dubitatif, il passa une main dans ses cheveux hirsutes. Quand remarquerait-elle enfin qu'il existait ?

 

--------------------------------------------------

 

Morgan rejoignit sa compagne qui l'attendait à leur table :

« - Je suis désolé si je t'ai fait attendre. – Il tira la chaise de sous la table et s'y assit. - Mais… A vrai dire… Je pense qu'il serait préférable que nous rentrions.

- Pardon ?! – Eleanor n'en croyait pas ses oreilles. A quoi jouait-il ? – Il me semble pourtant te l'avoir proposé il y a un peu moins d'un quart d'heure. Et il me semble aussi que tu as insisté pour que nous restions. – Le timbre de sa voix trahissait l'état d'irritation dans lequel elle s'embourbait. C'en était de trop ! – Alors, je n'ai pas l'intention de bouger avant que tu ne m'aies expliqué ce qui se passe ! – Les clients des tables alentours se retournèrent tant elle avait haussé le ton.

- Eleanor… S'il te plait… - Répondit Morgan, embarrassé par les regards posés sur eux. – Il ne se passe rien. Rien du tout.

- Ne me prends pas pour idiote, s'il te plait ! – Il lui était impossible de se contenir. – Que tu ne me dises pas tout pour le moment, d'accord, je comprends. Mais j'en ai assez, assez que tu ne me parles plus ! Quelque chose ne tourne pas rond dans ce restaurant et tu l'as remarqué ! Alors… je t'en prie… dis-moi… - Son regard était devenu implorant, emprunt d'une insoutenable inquiétude. »

 

Le secouriste s'éloigna et Morgan, resté seul, partit à la recherche d'Eleanor. Un brancard que deux urgentistes chargeaient dans leur ambulance attira son attention :

« - Attendez ! S'il vous plaît, attendez ! – Appela le jeune archéologue qui accourait. Ils se retournèrent. – S'il vous plaît, il s'agit de mon amie. Comment va-t-elle ? – Demanda-t-il d'un ton inquiet. » […] Morgan grimpa dans le véhicule, s'installa sur la banquette et prit affectueusement la main d'Eleanor entre les siennes. Celle-ci ouvrit les yeux et esquissa un faible sourire derrière son masque à oxygène :

« - Hey… Comment va ma belle au bois dormant ? – Lui dit-il tendrement.

- J'ai fais… un horrible cauchemar… […]

- Chhhhhhhhhh. Ce n'était qu'un mauvais rêve. – Il lui baisa la main. – Tu t'en es sortie. […]

- Je le sais… Je le sais… Parce que tu étais… là. Auprès de moi… pendant tout le temps où j'étais perdue. Tu m'as donné la force … de me battre. »

 

--------------------------------------------------

 

Lucas se pencha sur le pauvre Garret et se transforma. Des rides recouvraient son visage et ses yeux avaient pris une teinte jaunâtre. Il était horrible. C'est à cet instant que Morgan arriva et quand il vit le démon se préparer à mordre son ami, il sentit la rage bouillir en lui. Il ne pouvait plus la contenir :

« NON !!! »

Tout en hurlant il avait placé sa main devant lui et Lucas s'était senti happé par une force invisible. Il s'élevait petit à petit dans les airs et regardait en direction de Morgan. […]

Le jeune archéologue se tourna vers son ami et se précipita vers lui, la mine inquiète :

« - Garret… Est-ce que ça va ?

- Tu… Comment… tu as fait ça ? »

 

--------------------------------------------------

 

A l'autre bout du boomker, Fergus s'entretenait avec le capitaine Pattersen. Celui-ci ne paraissait pas vraiment enthousiasmé par la tournure de la conversation :

« - Un entraînement demande beaucoup de travail et de temps. Une chose que moi et mes hommes n'avons pas. Surtout maintenant. […]

- Ils doivent pouvoir se défendre seuls dans le cas où vous ne pourriez le faire. […] Ils ont hérité des capacités physiques de leur mère. Ils ne seront jamais aussi forts, je vous l'accorde. Mais c'est là, c'est en eux. Ils apprendront vite, très vite même.

- … … J'accepte de les entraîner. »

 

--------------------------------------------------

--------------------------------------------------

 

 

QG des mercenaires – Lawson

Assis sur la table centrale du bunker, Sean Erickson passait en revue l'ensemble des armes de l'armurerie tandis que Harry Boyle travaillait sur le circuit intégré d'un émetteur défectueux. Ni l'un ni l'autre ne semblait se soucier du bruit distinct du combat qui se déroulait au fond de la pièce. Un espace d'entraînement avait été aménagé dans cette partie-ci de l'abri et Scott Patterson s'évertuait à préparer Gabriel à la lutte au corps à corps. Ce dernier lança une offensive, mais Scott s'empara du poignet du jeune homme et le fit passer par-dessus son épaule. Gabe se retrouva aussitôt au tapis :

« - Ca ne sert à rien, je n'y arriverai jamais ! – Lança-t-il l'air très énervé.

- Vous me fatiguez Gabe ! Jamais ne fait pas partie de mon vocabulaire ! Vous avez la puissance, alors servez-vous-en ! Debout !! – Le capitaine se remit en position de combat.

- Moi, j'en ai fini pour aujourd'hui que vous le vouliez ou non ! – Insista Gabe en soutenant le regard de Scott.

- Mais je ne vous demande pas votre avis. C'est un ordre ! – A ces mots le jeune homme se releva, les yeux toujours plongés dans ceux de l'homme qui lui faisait face.

- Je ne suis pas un de vos « si gentils et si obéissants » soldats. Vous n'avez pas d'ordres à me donner, ni aujourd'hui ni jamais ! »

Gabe attrapa le sweet qui se trouvait sur la barre murale et tourna le dos au capitaine Patterson dont le visage s'était mu en un mur d'impassibilité.

 

Appartement des Oswald

Telles les nappes de brume matinale que l'on pouvait apercevoir dès les premiers jours de l'automne dans les contrées écossaises, de fines couches de vapeur circulaient lentement entre les quatre murs de la salle de bain. Derrière les vitres embuées de la cabine de douche, se dessinait une silhouette féminine aux formes sensuelles. Eleanor ferma le robinet et agrippa d'une main la serviette de bain qui était suspendue au-dessus d'elle avant de l'ajuster soigneusement à son buste. Elle poussa la fenêtre coulissante, posa un pied, puis l'autre, hors de la cabine. Ses cheveux mouillés perlaient le long de son dos pour finir absorbés par les fibres spongieuses de la serviette qu'elle arborait. Lorsqu'elle arriva près du lavabo, elle passa une main sur la glace pour retirer la buée qui s'y était déposée et contempla son reflet. Elle se sourit comme pour se convaincre que tout allait bien.

 

Les caractères cunéiformes qui recouvraient l'ancien parchemin pourtant encore en parfait état que Garret n'osait toucher tant il lui semblait précieux, défilaient sous son regard ébahi. Des atlantes, les atlantes, avaient couché ces étranges dessins. C'était indescriptible. Ils existaient. Depuis ces trois derniers jours, il avait vu et entendu tant de choses qu'il avait pensé jusqu'ici invraisemblable, qu'il se surprenait lui-même. Il était resté étonnamment calme. Il se sentait même très serein. C'était à la fois effrayant et rassurant. Il trouvait cela plutôt agréable. Le blond aux yeux couleur azur leva les yeux :

« - J'ai encore du mal à me l'imaginer ! Je veux dire… Il y a ce parchemin… D'accord… Mais… Waouh !

- Ouais… - Lui répondit Gabe. – Et bien moi, je me l'imagine très bien… Avec ces « supers » voix qui ne cessent de murmurer à mes oreilles quand bon leur semblent, j'ai l'impression d'avoir un marteau-piqueur à la place de la tête.

- Hoo… Ca ne doit pas être très agréable…

- Non… Tu crois ? – Garret ne prêta pas intention à cette remarque.

- Et Morgan a du mal avec la traduction ?

- Ce n'est pas une écriture vraiment courante, tu vois. A moins que toi, ça te dise quelque chose ?

- C'est plutôt de l'hébreu pour moi ! Enfin… sauf que l'hébreu, je connais… Alors que là… Ben tu me comprends quoi !

- Oui, tu ne peux pas nous aider sur ce coup là.

-… Croisons les doigts. Morgan aura peut-être de la chance avec le professeur Covington.

 

Institut Raven – Nouvelle Zélande, Ile Sud

Le premier quartier de Lune s'ébauchait derrière un léger voile nuageux. Bien que partiellement visible, force était de constater qu'elle était plus grosse de ce côté-ci de l'hémisphère qu'au Nord. La lueur blafarde qui en résultait, conférait à la campagne zélandaise diurne un aspect quasi irréel. Un taxi s'arrêta devant le grand portail de l'Institut Raven situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de Christchurch et niché au sommet d'une falaise abrupte qui surplombait le Pacifique. Morgan sortit du véhicule et régla le chauffeur. Il franchit les grilles et suivit l'allée. Arrivé au pied des marches, il contempla l'édifice. L'architecture, résolument moderne, jouait sur l'alternance de formes géométriques et ceci sur les trois étages qui constituaient le bâtiment. Morgan se décida enfin à gravir les marches et pénétra dans le hall d'entrée. A cette heure de la nuit, le bureau de l'accueil devait être fermé depuis déjà une bonne heure et pourtant, la lampe qui trônait sur le comptoir était encore allumée :

«  Il y a quelqu'un ?...  … … … Euh… Bonsoir ?... … … Ils ont dû oublier de l'éteindre. »

Morgan ne s'attarda pas plus. Il regarda sur le panneau d'affichage où se trouvait le bureau du professeur Covington, puis s'y rendit. Lorsqu'il arriva devant sa porte, il fut étonné de la découvrir entrouverte. Cependant, il donna trois coups et attendit que son hôte l'invite à entrer. Rien, pas l'ombre d'un bruit. Il réitéra son geste et n'eut en retour que l'écho de ses propres coups. Il se décida donc à entrer. Le bureau était plongé dans la demi obscurité. La seule source de lumière était cette lampe du bureau renversée sur le secrétaire :

« Professeur Covington ? – Tout en parlant il avançait pas à pas. – Je me suis permis d'entrer, la porte était ouverte. Professeur Co… »

Il se tut subitement. Une main dépassait de derrière le bureau. Il s'approcha lentement jusqu'à parvenir au dit bureau. Ses yeux se posèrent sur la main, puis suivirent le bras, pour s'arrêter sur le corps du professeur qui reposait sur le dos. Un petit trou auréolé de rouge ornait sa chemise rayée au niveau de l'abdomen. Ses yeux étaient restés grands ouverts et plus rien ne s'y reflétait. Morgan déglutit difficilement et s'agenouilla auprès du corps sans vie. Il ferma les paupières de l'homme et baissa la tête. Que s'était-il passé ici ? Ca ne pouvait pas être Pandora ! Comment auraient-ils su ?! Le déclic d'une arme qu'on venait d'enclencher le fit tressaillir :

« Ne faites plus un geste ! – Lui ordonna une voix féminine. »

 

Générique

 

 

Chapitre 1 >>> >>>